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Fashion-artmagazine vous entraine sur les pas des écrivains Voici COLETTE à Saint Tropez PDF Imprimer Envoyer
Vendredi 15 Juillet 2011 05:11

 

Sur les pas des écrivains:

COLETTE…

 

La Treille muscate à Saint-Tropez

« Habiter le Midi, cela signifie plus et mieux que l’acquisition d’une résidence entourée de terres. Cela signifie qu’à pointe d’aube votre maison respire, ouverte et déjà désertée, et qu’au fort du jour elle se referme comme une fleur offensée, se tait, perd conscience, pour s’éveiller selon que le soleil la quitte, et que le vent, la touchant, déclôt persienne après persienne. »

 

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Les racines toulonnaises de son père et l’amour qu’elle lui portait ont peut-être une part dans les sentiments qu’éprouve Colette pour la Provence. En 1907, lorsqu’elle a 34 ans, une tournée théâtrale la conduit une première fois sur la côte méditerranéenne. Mais ce n’est qu’avec Maurice Goudeket qu’elle découvre Saint Tropez. Elle vient d’aimer la Bretagne, elle devient méditerranéenne.

Le 6 novembre 1925, écrivain et journaliste célèbre, elle achète une petite maison de la Baie des Caroubiers dont le terrain est à l’abandon ; elle s’y installe à l’année. Elle la nomme La Treille Muscate. Dans le jardin qui descend jusqu’à la mer, du raisin muscat prolifère au milieu d’un hectare d’arbres fruitiers, de fleurs et de légumes.

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Son temps est occupé par l’écriture davantage que par l’entretien de ce jardin provençal, qu’elle préfère déléguer à Etienne, le professionnel du sécateur.
Elle veut des fleurs qui attirent les oiseaux et les papillons.
Elle veut des légumes, car "un jardin doit nourrir". Sa table offre à Kessel, Carco, Dunoyer de Segonzac et bien d’autres, melons verts, anchoïade, riz aux favouilles, rascasse farcie et beignets d’aubergine, bouillabaisse, aïoli…

La Colette Gourmande.

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Sa table dressée sous la glycine de la terrasse ou à l'ombre du figuier se garnit de beignets d'aubergines, de tarte à l'anchois, de riz aux favouilles, de rascasse farcie, de raviolis de sa gardienne - la « mère Lamponi » -, d'un « poulet grillé en plein air sur des braises de fenouil et de romarin », de brochettes aux « friandises alternées : un petit foie, un petit lard, un brin de laurier, un champignon, un demi-rognon d'agneau, un petit lard ».

Elle fait aussi une large place aux poissons de la Méditerranée pêchés à la « fouenne » par Julio, le pêcheur de Saint-Tropez, qui lui rapporte tous les jours quand « cinq heures tombent du clocher », « la rascasse rouge, la pieuvre d'agate, la girelle à baudrier d'azur ; l'affreux "ange" qui a des épaules comme un homme, la cliquetante langouste et le maquereau », qu'elle prépare soit « au coup de pied » soit en « une céleste cuisine » où l'ail et l'huile entrent à profusion. Ou bien, elle file à l'épicerie voisine s'approvi­sionner en sèches à la rouille, sardines farcies ou cannello­nis.


« L'ail enchante tous les mets. » A table, elle place à côté de son assiette une soucoupe pleine de «gouttes d'ail» qu'elle croque entre les plats et au cabaret du port où on connaît ses habitudes, « on lui en apporte en chapelets. Elle y mord de toutes ses dents et fourre le reste dans sa poche, pour la route ». Ce n'est pas pour Colette une habitude contractée auprès des Méridionaux. Déjà pour justifier ce penchant pris dès l'enfance, elle affirme qu'« un Bourguignon consommait autant et plus d'aulx qu'un Provençal». Colette avoue qu'elle sent « l'ail d'une manière homicide », qu'elle « engraisse à vue d'ail », s'inquiète si ses lettres sentent l'ail et invente une nou­velle formule de politesse pour clore les lettres à ses amis qu'elle embrasse de tout son coeur « à l'ail de Provence ». Pour tromper une petite faim dans la journée, avant ou après l'heure du bain, elle se prépare une « frotte d'ail », son délice, « un de ces chapons secs, croûte frottée d'huile, d'ail et de sel ».


Cet amour immodéré pour ail témoigne de son ancrage pro­fond, de son osmose avec des gens simples, pays et payses dont pendant de longs siècles on disait avec mépris qu'ils sen­taient l'ail. Tous les autres aromates de la famille des « allium » - oignon, poireau, échalote, etc. - étaient d'ailleurs appe­lés au Moyen Âge les « épices des pauvres ».

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De retour à Paris, elle se fait régulièrement envoyer de La Treille Muscate les fruits et légumes du jardin. Elle y écrit La naissance du jour et dort parfois à la belle étoile, sur la terrasse. Mais la ville perd peu à peu de son charme et de sa tranquillité. Elle revend la maison en 1936.

 

… et des peintres célèbres.

C'est en arrivant à l'heure du couchant qu'il faudrait découvrir Saint-Tropez, lorsque les bateaux rentrent au port. Alors les façades et le ciel s'unissent dans les mêmes tonalités d'ocre rose. De tout temps Saint-Tropez fut la ville des corsaires, pêcheurs, marins. A présent, elle reste un lieu de villégiature toujours très en vogue.


Pourtant, c'est à l'époque où Saint-Tropez n'était qu'une petite bourgade que les peintres célèbres comme Paul Signac ou Maximilien Luce et dans leur lignée Pierre Bonnard, Raoul Dufy, Charles Camoin, Moïse Kisling, André Dunoyer de Ségonzac, y puisèrent leur inspiration.


De même, Albert Marquet s'y installa conquis par la beauté du site.

Le petit port calme et sa lumière exceptionnelle se sont répandus en touches de couleurs sur les toiles des maîtres. Le fauvisme a pris naissance là, dans le célèbre golfe, à l'abri de tout
académisme et dans une grande liberté d'expression. Si Georges Seurat invente un système qui ouvre la peinture à une réalité autosuffisante au regard de la nature, c'est bien Paul Signac de l'école divisionniste, qui le défendra et le poursuivra. Cette technique avait pour but d'imiter la photographie couleur et de s'assurer tous les bénéfices de la luminosité, de la coloration et de l'harmonie.


La lumière du Midi va transformer l'école, vers une technique à la touche plus large et moins systématique qui aboutira au fauvisme.


Paul Signac (1863-1935),Saint-Tropez. Après l'orage, 1895, Huile

La maison de Paul Signac à Saint-Tropez devient le point de ralliement pour les peintres de toutes tendances. S'y retrouvent Henri Matisse, Francis Picabia, qui se détacheront du pointillisme, osant toutes les outrances sous le coup de la découverte de la lumière méridionale.

Bonnard, Saint Tropez 1912

Hôtel de charme

Un magnifique hôtel de charme à St Tropez...

Hôtel de luxe à Saint Tropez: Le chateau de Valmer.

Le Château de Valmer est un hôtel de charme à Saint Tropez propice au repos et à la détente. Pour un séjour d'évasion qui mêle nature, gastronomie et prestige, cet hôtel de charme à Saint Tropez saura vous séduire, vous et vos proches, lors de vos prochaines vacances en Méditerranée.

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Situé à quinze minutes de Saint Tropez à deux pas de la mer, le Château de Valmer est une ancienne maison de maître transformée en hôtel de charme. Cet hôtel de charme à Saint Tropez est un petit paradis pour profiter d'un hébergement de qualité au coeur du magnifique cadre naturel de la campagne provençale. Sa situation privilégiée à deux pas de la mer fait de cet hôtel de charme à Saint Tropez un havre de paix propice au repos et à la détente.

Chateau De Valmer, La Croix-Valmer, FranceChateau De Valmer, La Croix-Valmer, France

Chateau De Valmer

Route de Gigaro La Croix-Valmer, Var 83420 France
Réserver en ligne ou appeler 01 57 32 32 74 Coût et conditions de l'appel

 

Un goût de paradis en bord de mer.

 

Ici, la bouillabaisse est cuite dans un chaudron au feu de bois.  La crique où se situe ce restaurant était jadis le paradis des pécheurs de Saint Tropez.

 

Restaurant de plage l Esquinade

Le restaurant Chez Camille situé dans la crique de Bonne Terrasse, au bord de la plage vous accueille tous les jours sauf le mardi.

PLAGE DE PAMPELONNE RAMATUELLE

Nous vous proposons de venir déguster les spécialités de poissons et de crustacés (bouillabaisse, langoustines grillées...) à la carte ainsi que des menus allant de 43 € à 78 €.

Restaurant “Chez Camille”

Rte de Camarat, 83350 Ramatuelle, France

0498126898